L’Institut Carnot Calym est composée d'une vingtaine d'entités, principalement des laboratoires de recherche. Il y a 18 laboratoires de recherche mais aussi un groupe coopérateur qui est le LYSA, le Lymphoma Study Association. et son bras armé, le LYSARC. On a fait un projet d'intelligence artificielle parce que nos chercheurs avaient besoin d'un outil pour pouvoir réaliser leurs projets de recherche. On est incapable aujourd'hui de dire si le patient A va être guéri ou pas au diagnostic. Le projet que nous menons actuellement via l'Institut Carnot Calym, avec les équipes également du LYSA, est un projet qui va nous aider par des approches d'intelligence artificielle, de classer les lymphomes et de définir un modèle prédictif pour les patients atteints de lymphome. Pour faire de l'intelligence artificielle, il nous faut une multitude de données, nous avons besoin de beaucoup de data et de data bien générées, de data précises. Pour ce faire, nous avons reçu le soutien de la Lymphoma Study Association. L'ensemble de ces data, pour être corrélées ensemble et s'intégrer ensemble, il faut les mettre dans ce que l'on appelle le Data lake pour qu'elles puissent interagir, se parler entre elles. Nous avons demandé un partenariat avec Owkin et Microsoft qui nous permettent de développer ces approches d'intelligence artificielle à partir de nos données. L'ensemble est chapeauté par l'Institut Carnot Calym qui est le chef d'orchestre de ce projet. Le Lymphoma Data Hub on l’a construit comme un grand espace de travail qui peut être simplifié par deux grandes structures. La première, c'est un entrepôt de données déstructurées où les données entrent de différentes sources, de différents formats et ensuite des espaces de travail sécurisés puisque quand on parle de données de santé, ce sont des données très critiques sur lesquelles on ne peut pas faire n'importe quoi. Et donc du coup, ces espaces de travail, ce sont des espaces de travail partenariaux où les académiques et les partenaires, qui peuvent être des partenaires techniques ou des partenaires métiers, vont travailler dans un espace sécurisé d’où les données ne peuvent pas sortir. L'intelligence artificielle est la seule qui permettra à notre sens, d'intégrer l'ensemble de ces données qui vont du biomarqueurs biologiques aux biomarqueurs moléculaires en passant par le facteur clinique pour identifier enfin un biomarqueur nous prédisant que ce patient va rechuter précocement. L'investissement de Microsoft, également dans la solution Azure chaque année, en continu, nous permet de conserver ce qui est un élément important de notre consortium, c'est à dire de travailler au niveau de l'état de l'art et d'avoir les meilleurs outils possibles pour faire notre recherche. Aujourd'hui, on sait qu'on a fait les bons choix parce qu'on a structuré l'environnement des données pour qu'elles puissent être utilisables. Ça c'est fait. Et on a une bonne base de travail sur laquelle les projets peuvent maintenant démarrer.