Le harponnage est un type de cyberattaque qui se concentre directement sur une personne ou une organisation. Les attaquants utilisent des informations personnelles pour accéder à des informations confidentielles. En cybersécurité, le harponnage représente un risque majeur pour les personnes et les entreprises, et peut entraîner des fuites de données, des pertes financières et une atteinte à la réputation. Savoir ce qu’est le harponnage et comment il fonctionne est essentiel pour prévenir ces attaques et protéger les données sensibles.
Qu’est-ce que le harponnage ?
Principaux points à retenir
- Le harponnage désigne des cyberattaques dans lesquelles des attaquants envoient des messages personnalisés pour inciter des personnes précises à divulguer des informations confidentielles.
- L’objectif de ces attaques est de voler des identifiants, de commettre des fraudes financières ou de provoquer des violations de données.
- La prévention du harponnage nécessite une approche multicouche qui combine l’éducation des employés, les dispositifs techniques de protection et les mesures de sécurité proactives.
Qu’est-ce que le harponnage ?
Le harponnage est une forme de cyberattaque hautement ciblée dans laquelle des cybercriminels rédigent des messages personnalisés pour tromper des personnes précises et les amener à révéler des informations sensibles. Contrairement au hameçonnage classique, qui implique généralement des e-mails de masse envoyés à un grand nombre de personnes, le harponnage vise une personne précise, en s’appuyant souvent sur des informations recueillies sur des profils de réseaux sociaux, des sites web d’entreprise ou même des annuaires d’entreprise. Ce niveau de personnalisation augmente la probabilité de réussite, car la victime pense recevoir une communication légitime.
Par exemple, un attaquant peut envoyer un e-mail conçu pour sembler provenir d’un cadre supérieur au sein d’une entreprise, en utilisant le nom, le titre et des références à des initiatives internes ou à des réunions planifiées de ce cadre. L’e-mail peut demander au destinataire de cliquer sur un lien ou de télécharger une pièce jointe contenant des logiciels malveillants ou de fournir des identifiants de connexion. Autrement, les attaquants peuvent se faire passer pour des collègues et utiliser la terminologie interne ou des informations relatives à des projets pour gagner la confiance de la victime.
Ce qui distingue le harponnage du hameçonnage générique est son niveau de personnalisation. Les attaques de hameçonnage générique utilisent souvent un langage vague ou impersonnel, comme "Cher client," alors que le harponnage s’appuie sur des détails précis — tels que les postes, les lieux et les activités récentes —, ce qui le rend bien plus légitime en apparence. Cette approche personnalisée augmente considérablement les chances que la victime tombe dans le piège.
Comment fonctionnent les attaques par hameçonnage ciblé
Les attaques de harponnage sont hautement stratégiques et se déroulent souvent en plusieurs étapes, conçues pour tromper une cible précise afin qu’elle divulgue des informations sensibles ou effectue des actions susceptibles d’entraîner des failles de sécurité.
Voici quelques objectifs courants des attaques par harponnage :
- Vol d’informations d’identification. Les attaquants cherchent souvent à voler des noms d’utilisateur, des mots de passe ou d’autres identifiants de connexion, qu’ils peuvent ensuite utiliser pour obtenir un accès non autorisé à des comptes ou à des systèmes internes.
- Fraude financière. En se faisant passer pour des membres clés du personnel ou des fournisseurs, les attaquants peuvent manipuler les victimes pour qu’elles effectuent des transactions financières frauduleuses ou transfèrent des fonds vers des comptes non autorisés.
- Fuites de données. Le harponnage est une méthode courante pour compromettre les réseaux d’entreprise et voler des données précieuses, comme la propriété intellectuelle, les informations clients ou les dossiers financiers.
Pour atteindre ces objectifs, les cyberattaquants utilisent plusieurs techniques, notamment :
- E-mails personnalisés. Les attaquants recueillent souvent des informations détaillées sur la victime — comme son poste, son emplacement, son entreprise et même ses centres d’intérêt — via les profils des réseaux sociaux, les sites web de l’entreprise ou des registres publics. Armés de ces informations, ils envoient des e-mails hautement personnalisés qui semblent légitimes, en se faisant souvent passer pour une personne de confiance au sein de l’entreprise. Ces e-mails peuvent contenir des demandes urgentes ou des informations sensibles dans le temps pour pousser la victime à agir rapidement.
- Domaines usurpés. Dans certains cas, les attaquants créent des adresses e-mail ou des sites web qui ressemblent de très près à des versions légitimes, appelés domaines usurpés. Par exemple, un attaquant peut enregistrer un domaine comme "microsoft-support.com" au lieu de "microsoft.com" ou utiliser des fautes d’orthographe subtiles dans l’adresse e-mail pour tromper le destinataire et lui faire croire que le message provient d’une source officielle. Cette technique sert souvent à instaurer la confiance et à rendre l’e-mail encore plus crédible.
- Liens et pièces jointes malveillants. Les e-mails de harponnage peuvent inclure des liens menant vers des sites web frauduleux conçus pour capturer des identifiants de connexion ou inciter la victime à télécharger un logiciel malveillant. Autrement, l’e-mail peut contenir des pièces jointes qui, une fois ouvertes, installent des logiciels malveillants ou des logiciels espions sur l’appareil de la victime. Ces pièces jointes se présentent souvent comme des documents officiels, tels que des factures, des contrats ou des rapports, pour inciter le destinataire à cliquer dessus.
Le cycle de vie type d’une attaque par harponnage comprend :
- Reconnaissance et collecte d’informations. La première étape d’une attaque par harponnage est la collecte d’informations. Les attaquants étudient leurs cibles de manière approfondie et recueillent des informations à partir des réseaux sociaux, des sites web de l’entreprise, des profils LinkedIn et d’autres sources publiques.
- Création de messages personnalisés. À partir des informations collectées, les attaquants rédigent des e-mails adaptés à la victime. Ces e-mails font souvent référence à des collègues, des projets ou des problèmes internes spécifiques, ce qui les rend légitimes en apparence. L’attaquant peut également recourir à une manipulation psychologique, comme l’urgence ou la peur, pour pousser la victime à agir rapidement.
- Envoi par e-mail, réseaux sociaux ou plateformes de messagerie. Une fois le message rédigé, l’attaquant le diffuse via les canaux les plus utilisés par la cible, comme l’e-mail, les réseaux sociaux ou même des plateformes de messagerie telles que Microsoft Teams, WhatsApp ou Slack. L’objectif est d’atteindre la victime sur une plateforme qu’elle fait confiance et qu’elle utilise régulièrement.
- Exploiter la confiance pour extraire des identifiants ou installer des logiciels malveillants. Enfin, l’attaquant cherche à exploiter la confiance de la victime en l’incitant à cliquer sur un lien malveillant, à ouvrir une pièce jointe compromise ou à fournir des informations sensibles. Une fois que la victime mord à l’hameçon, l’attaquant peut accéder à des identifiants, à des comptes financiers ou à des systèmes sensibles. Dans certains cas, l’attaque peut entraîner l’installation de logiciels malveillants sur l’appareil de la victime, compromettant davantage sa sécurité.
Hameçonnage versus harponnage versus harponnage de cadre
Bien que le hameçonnage, le harponnage et le harponnage de cadre soient tous sous le coup d’attaques d’ingénierie sociale, ils diffèrent considérablement par leur approche, leur portée et leur public cible.
Hameçonnage
Le hameçonnage est la forme de cyberattaque la plus courante et la moins ciblée. Dans une attaque par hameçonnage, les cybercriminels envoient des e-mails ou des messages en masse à un grand nombre de destinataires, en utilisant généralement un langage générique ou impersonnel. Ces e-mails semblent souvent provenir de sources légitimes, comme des banques, des fournisseurs de services de messagerie ou des plateformes de commerce électronique. L’objectif est généralement d’inciter la victime à cliquer sur un lien, à fournir ses identifiants de connexion ou à télécharger un logiciel malveillant. Les attaques par hameçonnage reposent sur la méthode "spray and pray" — en espérant qu’un petit pourcentage de destinataires tombera dans le piège.
Harponnage
Le harponnage est une forme d’hameçonnage plus sophistiquée et plus ciblée. Au lieu d’envoyer des messages génériques à un large public, les attaques par harponnage sont personnalisées pour cibler une personne ou une entreprise précise. Les cybercriminels rassemblent des informations détaillées sur la victime, comme son poste, ses centres d’intérêt, ses interactions récentes et les informations de son entreprise, afin de rédiger un e-mail ou un message très convaincant.
Comme le message semble provenir d’une source fiable (comme un collègue, un responsable ou un partenaire), les attaques par harponnage sont souvent plus efficaces que les tentatives d’hameçonnage à grande échelle. Le but de l’attaquant est généralement de voler des identifiants, des informations financières ou d’accéder à des données sensibles.
Harponnage de cadre
Le harponnage de cadre (whaling) est une sous-catégorie du harponnage qui cible des personnes à forte visibilité au sein d’une entreprise, comme les dirigeants, les PDG ou d’autres décideurs clés. Le terme whaling vient de l’idée de cibler les gros poissons de l’entreprise. Comme le harponnage, le harponnage de cadre consiste à rédiger des messages très personnalisés et convaincants, mais les enjeux sont bien plus élevés en raison de l’influence de la cible et de son accès à des ressources métier critiques.
Les attaques par harponnage de cadre ciblent souvent des personnes à forte valeur dans le but de voler de grosses sommes d’argent, des données métier confidentielles ou même de la propriété intellectuelle. Ces attaques font généralement l’objet de recherches approfondies et peuvent s’appuyer sur des tactiques sophistiquées, comme l’usurpation d’un collègue, d’un fournisseur ou d’une autorité juridique de confiance.
Le rôle de l’IA dans l’augmentation de la complexité des attaques
L’intelligence artificielle a considérablement accru la sophistication des attaques par harponnage. Les systèmes d’IA sont capables d’analyser de vastes ensembles de données pour détecter des schémas, des tendances et des vulnérabilités dans les infrastructures de cybersécurité. Les attaquants utilisent l’IA pour automatiser la collecte de données et cibler des personnes avec un niveau de précision auparavant inaccessible par des méthodes manuelles.
De plus, les outils d’IA peuvent aider les attaquants à générer des e-mails d’hameçonnage très convaincants en imitant des styles d’écriture ou même en créant des vidéos deepfake qui usurpent la voix ou le visage d’une victime. L’e-mail d’hameçonnage paraît ainsi encore plus réaliste, car la victime peut croire qu’elle communique avec un collègue ou un supérieur de confiance.
En outre, l’IA peut servir à automatiser des attaques d’ingénierie sociale sur diverses plateformes, comme les réseaux sociaux, l’e-mail et les outils de collaboration. Les attaques par harponnage pilotées par l’IA peuvent apprendre et s’adapter en continu pour rendre leurs messages encore plus personnalisés et plus difficiles à distinguer des communications légitimes.
Comment identifier le hameçonnage ciblé
Les attaques par harponnage semblent souvent légitimes au premier abord, mais plusieurs indices peuvent vous aider à identifier ces messages trompeurs avant qu’ils ne causent des dommages. En outre, il est essentiel de comprendre les tactiques de détection technique qui peuvent vous aider à vous défendre contre ces attaques pour renforcer votre posture de cybersécurité.
Les signes d’alerte par harponnage incluent :
- Adresses d’expéditeur suspectes. L’un des premiers signes d’une tentative par harponnage est une adresse d’expéditeur inconnue ou suspecte. Les attaquants usurpent souvent des adresses e-mail pour les faire paraître légitimes, en utilisant parfois de légères variations ou des fautes d’orthographe. Par exemple, un e-mail peut provenir de « support@micosoft.com » au lieu de « support@microsoft.com », ou un message qui semble venir de votre PDG peut en réalité être envoyé depuis un domaine légèrement modifié. Vérifiez toujours l’adresse de l’expéditeur, surtout si l’e-mail est inattendu ou demande des informations sensibles.
- Langage urgent. Les attaquants ont souvent recours à un langage qui met l’accent sur l’urgence ou exerce une forte pression pour inciter à agir immédiatement. Des formules courantes comme « Action immédiate requise », « Votre compte a été compromis » ou « Demande urgente » sont conçues pour vous faire agir rapidement sans réfléchir. Méfiez-vous de tout e-mail qui crée un sentiment d’urgence, en particulier si la demande semble inhabituelle pour l’expéditeur ou la situation.
- Pièces jointes ou liens inattendus. Si vous recevez un e-mail avec une pièce jointe ou un lien inattendu, surtout de la part d’un collègue ou d’une entreprise de confiance, restez prudent. Les e-mails de harponnage peuvent inclure des pièces jointes malveillantes qui, lorsqu’elles sont ouvertes, installent des programmes malveillants sur votre appareil ou des liens qui vous redirigent vers des sites web frauduleux. Passez toujours le pointeur de la souris sur les liens pour vérifier leur destination avant de cliquer, et n’ouvrez que les pièces jointes provenant de sources fiables. En cas de doute, contactez directement l’expéditeur (en dehors du fil de discussion) pour vérifier la demande.
- Demandes d’identifiants de connexion ou d’actions financières. Un signal d’alerte majeur est tout e-mail qui demande des informations sensibles, comme des noms d’utilisateur, des mots de passe ou des transactions financières. Les attaques par harponnage tentent souvent de voler des informations d’identification de connexion ou invitent les victimes à transférer des fonds. Une entreprise ou un collègue légitime ne vous demandera jamais ce type d’informations par e-mail. Si vous recevez une telle demande, vérifiez son authenticité en contactant directement l’expéditeur par un autre moyen de communication, comme le téléphone ou la messagerie sécurisée.
En plus de reconnaître les signaux d’alerte, diverses mesures techniques peuvent être utilisées pour détecter et bloquer les tentatives de harponnage avant qu’elles n’atteignent les utilisateurs.
Voici quelques tactiques clés utilisées pour détecter et prévenir ces attaques :
- Filtres anti-hameçonnage. Les filtres anti-hameçonnage sont des outils logiciels utilisés par les services de messagerie pour détecter et bloquer les e-mails de hameçonnage. Ces filtres analysent les e-mails entrants afin d’y repérer des schémas connus de hameçonnage, comme des liens suspects, des adresses e-mail et des lignes d’objet. Bien qu’ils ne soient pas infaillibles, ils peuvent réduire considérablement le nombre de tentatives de hameçonnage qui atteignent votre boîte de réception. Vérifiez que votre fournisseur de messagerie a activé la protection anti-hameçonnage et maintenez-la régulièrement à jour.
- Détection des anomalies. Les systèmes de détection des anomalies surveillent le réseau et les communications d’une entreprise afin d’y repérer des comportements atypiques. Par exemple, si un collaborateur reçoit un e-mail provenant du compte d’un collègue, mais rédigé dans un style ou avec un ton différent de d’habitude, ou si une demande inattendue d’informations sensibles est formulée, ces systèmes peuvent identifier cette activité comme suspecte. En utilisant des algorithmes d’apprentissage automatique pour identifier les écarts par rapport aux schémas de communication habituels, la détection des anomalies peut s’avérer efficace pour identifier les tentatives de harponnage.
- Outils de traitement du langage naturel : Le traitement du langage naturel est une branche de l’IA qui analyse le texte à la recherche de certains schémas, d’incohérences et de formulations peu naturelles. Ces outils peuvent aider à détecter les tentatives de harponnage en analysant le langage utilisé dans les e-mails. Si l’e-mail utilise des formulations peu naturelles, des erreurs grammaticales ou un ton incohérent par rapport aux communications habituelles, le système peut le signaler comme une possible attaque de hameçonnage. Ces outils aident à automatiser la détection des formulations trompeuses et offrent une couche de défense supplémentaire contre le harponnage.
- Protocoles d’authentification des e-mails (SPF, DKIM, DMARC). Les protocoles d’authentification, tels que Sender Policy Framework (SPF), DomainKeys Identified Mail (DKIM) et Domain-based Message Authentication, Reporting, and Conformance (DMARC), pour vérifier l’identité de l’expéditeur et empêcher l’usurpation. Ces protocoles garantissent que l’adresse e-mail de l’expéditeur correspond au domaine depuis lequel le message a été envoyé, ce qui réduit les risques de falsification réussie. SPF vérifie l’adresse IP de l’expéditeur, DKIM contrôle l’intégrité de l’e-mail et DMARC coordonne ces normes tout en signalant tout échec d’authentification. Les entreprises doivent mettre en œuvre ces protocoles pour empêcher les attaques de harponnage qui reposent sur des adresses d’expéditeur falsifiées.
Stratégies de prévention du harponnage
La prévention du harponnage nécessite une approche multicouche qui combine l’éducation des employés, les dispositifs techniques de protection et les mesures de sécurité proactives, notamment la gestion des vulnérabilités. Des pratiques solides de sécurité de l’information (InfoSec), notamment des formations régulières et des outils avancés de détection des menaces, sont essentielles pour se défendre contre les attaques de harponnage et pour que les données sensibles restent protégées des cybercriminels.
Sensibilisation des collaborateur et formation par simulation. L’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir le harponnage consiste à sensibiliser les collaborateurs. Des sessions de formation régulières peuvent aider le personnel à reconnaître les signaux d’alerte de l’hameçonnage et à savoir comment gérer les messages suspects. Cette formation doit inclure des conseils pour vérifier l’authenticité des demandes et encourager la prudence lors du traitement des e-mails contenant des pièces jointes ou un langage pressant.
En outre, les exercices de simulation de harponnage peuvent s’avérer très utiles. En simulant des attaques par harponnage réelles, les entreprises peuvent tester la réaction des collaborateurs face à ces menaces et fournir un retour d’information pour améliorer leurs défenses. Ce type de formation rend les collaborateurs plus vigilants et moins susceptibles de tomber dans le piège des attaques.
Authentification multifacteur (MFA). L’authentification multifacteur (MFA) est une couche de défense essentielle contre le harponnage. Même si des attaquants parviennent à voler les identifiants de connexion d’un utilisateur, l’authentification multifacteur (MFA) peut empêcher tout accès non autorisé en exigeant une étape de vérification supplémentaire, par exemple un code envoyé par SMS, une application d’authentification ou une analyse biométrique, avant d’accorder l’accès à des systèmes ou à des données sensibles.
La mise en œuvre de la MFA sur tous les comptes, en particulier pour les dirigeants ou les personnes ayant accès à des systèmes critiques, réduit considérablement le risque de vol d’identifiants menant à une violation. Une autre option consiste à utiliser l’authentification à deux facteurs (2FA), qui ajoute un niveau de sécurité supplémentaire et complique l’accès non autorisé à des systèmes sensibles, même si des attaquants parviennent à voler des identifiants de connexion lors d’une attaque par hameçonnage ciblé
Solutions avancées de sécurité de la messagerie. Les entreprises doivent investir dans des solutions avancées de sécurité des e-mails qui vont au-delà des filtres anti-spam de base. Ces outils peuvent identifier et bloquer les e-mails d’hameçonnage en analysant le contenu, l’expéditeur et d’autres métadonnées à la recherche de schémas suspects. Les solutions qui intègrent l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle peuvent détecter même les tentatives de harponnage les plus sophistiquées en identifiant des anomalies dans le comportement des e-mails ou dans l’utilisation du langage. La surveillance des indicateurs de compromission (IOC), tels que des pièces jointes inhabituelles ou des noms de domaine suspects, peut aider les entreprises à détecter et à traiter rapidement les tentatives de harponnage avant qu’elles ne causent des dommages importants.
Gestion des identités et des accès. La mise en œuvre de pratiques solides de gestion des identités et des accès peut réduire considérablement le risque de hameçonnage ciblé, en garantissant que seules les personnes autorisées ont accès aux systèmes et aux données sensibles, limitant ainsi l’impact d’éventuelles violations
En outre, les plateformes de sécurité des e-mails peuvent fournir des alertes en temps réel et des informations exploitables aux administrateurs, ce qui leur permet de réagir rapidement à toute menace potentielle.
Gestion des événements et des informations de sécurité. L’intégration de systèmes de gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) peut améliorer la détection du harponnage en assurant une surveillance en temps réel, en identifiant les activités suspectes et en alertant les équipes de sécurité sur les menaces potentielles avant qu’elles ne s’aggravent
Audits de sécurité et planification de la réponse aux incidents. Les audits de sécurité réguliers sont essentiels pour identifier les vulnérabilités dans les systèmes et les processus de votre entreprise. Ces audits peuvent révéler les domaines dans lesquels les efforts de prévention de l’hameçonnage sont insuffisants, ce qui vous permet de prendre des mesures correctives avant qu’une attaque de harponnage ne se produise.
En plus des audits, il est essentiel de disposer d’un plan robuste de réponse aux incidents. Ce plan doit décrire les étapes à suivre en cas d’attaque par hameçonnage, notamment la façon d’isoler les systèmes concernés, d’informer les parties prenantes et de récupérer les données compromises. Plus une entreprise peut détecter et traiter rapidement une attaque, moins elle causera de dommages.
Architecture Confiance Zéro. La Confiance zéro est un modèle de cybersécurité basé sur le principe suivant : "ne jamais faire confiance, toujours vérifier." Dans une architecture Confiance zéro, chaque demande d’accès est considérée comme potentiellement malveillante, qu’elle provienne de l’intérieur ou de l’extérieur du réseau. Cette approche garantit que les utilisateurs et les appareils doivent s’authentifier en continu, et que l’accès est accordé selon le principe du moindre privilège.
La Confiance zéro peut réduire considérablement l’impact du harponnage en veillant à ce que, même si les attaquants accèdent à un réseau, ils soient limités dans ce qu’ils peuvent faire. La mise en œuvre de Confiance zéro peut impliquer de segmenter votre réseau, de surveiller le comportement des utilisateurs et d’appliquer des contrôles d’accès stricts, en particulier pour les cibles à forte valeur.
Hygiène des réseaux sociaux pour les dirigeants et les cibles à forte valeur. Les dirigeants et les personnalités très en vue sont souvent des cibles privilégiées pour le harponnage en raison de leur accès à des informations sensibles et de leur pouvoir de décision. Une stratégie clé pour ces personnes consiste à maintenir une hygiène stricte sur les réseaux sociaux.
Cela inclut :
- Limiter le partage d’informations personnelles. Évitez de publier des intitulés de poste, des détails de projet ou des plans de vacances que des attaquants pourraient utiliser pour de l’ingénierie sociale.
- Vérification des paramètres de confidentialité. Vérifiez que les comptes sur les réseaux sociaux sont configurés en mode privé et que seuls les contacts de confiance peuvent voir les informations sensibles.
- Faire preuve de prudence concernant les connexions. Accepter des demandes de mise en relation provenant de personnes inconnues peut augmenter le risque de harponnage, surtout lorsque des attaquants utilisent les réseaux sociaux pour recueillir des renseignements.
Les cibles à forte valeur ajoutée doivent aussi envisager de limiter leur présence sur les réseaux sociaux pour éviter de devenir une cible facile pour les attaquants qui cherchent à recueillir des informations personnelles pour des campagnes de harponnage.
Détecter et empêcher le harponnage
Microsoft propose une gamme de produits et d’outils de sécurité puissants conçus pour aider les entreprises à détecter et à prévenir les attaques de harponnage.
Microsoft Entra ID renforce la sécurité des identités avec l’accès conditionnel, des stratégies basées sur les risques et l’authentification multifacteur (MFA) pour empêcher l’exploitation d’informations d’identification compromises. Associé à Microsoft Sentinel pour la supervision centralisée et la réponse aux incidents, il vous offre une meilleure visibilité sur les menaces liées au hameçonnage et une remédiation plus rapide. En tirant parti des solutions intégrées de protection et de prévention du hameçonnage de Microsoft, vous pouvez créer une défense résiliente contre le harponnage tout en améliorant votre posture de sécurité globale.
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Foire aux questions
Foire aux questions
- Le harponnage est une forme ciblée de cyberattaque dans laquelle des pirates usurpent l’identité de personnes ou d’organisations de confiance pour inciter des personnes précises à révéler des informations sensibles. Contrairement au hameçonnage générique, qui cible un grand nombre de personnes, le harponnage est personnalisé pour une personne en particulier et utilise souvent des détails comme les fonctions ou les centres d’intérêt pour rendre l’attaque plus crédible.
- Le hameçonnage est une attaque large et générique qui cible de nombreuses personnes, souvent à l’aide de faux e-mails pour voler des données. Le harponnage est plus ciblé, les attaquants adaptant les e-mails à des personnes ou à des entreprises spécifiques. Le harponnage de cadre (whaling) est une forme de harponnage qui cible des personnes très en vue, comme les dirigeants, dans le but de voler des informations sensibles sur l’entreprise ou de provoquer une perte financière.
- Par exemple, un attaquant emprunte l’identité d’un PDG, en envoyant un e-mail personnalisé à un employé de l’entreprise, en demandant un transfert bancaire ou un accès à des fichiers sensibles. L’e-mail peut faire référence à un projet en cours ou utiliser le nom du collaborateur, ce qui le rend plus crédible. Si le collaborateur répond, l’attaquant accède aux fonds ou aux données de l’entreprise.
- Pour identifier les tentatives de harponnage, surveillez les adresses d’expéditeur suspectes, les pièces jointes ou les liens inattendus, les formulations urgentes ou inhabituelles, ainsi que les demandes de données sensibles comme les identifiants de connexion ou les virements d’argent. Vérifiez toujours l’authenticité des e-mails, surtout lorsqu’ils semblent inhabituels ou demandent une action immédiate.
- Pour vous protéger contre le harponnage, formez les collaborateurs à reconnaître les e-mails de hameçonnage, utilisez l’authentification multifacteur (MFA) et déployez des outils avancés de sécurité des e-mails. Menez des audits de sécurité réguliers, adoptez l’architecture Confiance zéro et encouragez une bonne hygiène sur les réseaux sociaux, surtout pour les personnalités très en vue, afin de réduire le risque d’attaque.
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